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Fête du Travail 2026 : la Confédération syndicale Plateforme nationale des Travailleurs de Côte d’Ivoire met sur la table des revendications majeures
Hier, 06:56

Zadi Gnagna porte le cahier de doléances de la Confédération syndicale Plateforme nationale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (CSPFN)

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Le président de la Confédération syndicale Plateforme nationale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (CSPFN), Théodore Zadi Gnagna, a prononcé un discours marqué par de nombreuses revendications sociales et un appel à des réformes urgentes en faveur des travailleurs à l’occasion de la célébration de la Fête du Travail, le 1er mai à Cocody,

Devant une foule mobilisée, le leader syndical a salué la forte présence des travailleurs, actifs comme retraités, tout en rendant hommage aux porte-parole des différents secteurs pour « la clarté des revendications exprimées ». Il a également situé cette célébration dans un contexte particulier, notamment celui des récentes élections des délégués de la MUGEF-CI, qu’il a qualifiées d’« opaques » et sources de tensions.

Au cœur des doléances, le secteur privé affiche des attentes majeures. La CSPFN réclame la suppression du SMAG dans l’agro-industrie, jugé inadapté, ainsi qu’une revalorisation significative du SMIG, qui passerait de 75 000 à 120 000 FCFA. À cela s’ajoute l’augmentation de l’indemnité de transport, proposée de 30 000 à 50 000 FCFA, afin de mieux faire face à la cherté de la vie.

Pour les travailleurs du public, plusieurs mesures sont jugées urgentes. Parmi elles, l’instauration d’une prime trimestrielle d’incitation pour corriger des inégalités persistantes. Le président de la confédération a également dénoncé les prélèvements de 15 000 FCFA sur les salaires des enseignants du primaire par la SONAPIE, réclamant leur arrêt immédiat.

Il a en outre insisté sur la nécessité d’accorder un statut particulier aux enseignants-chercheurs et chercheurs, ainsi que sur la levée des sanctions liées aux mouvements de grève entre 2018 et 2021.

Les retraités ne sont pas en reste. La CSPFN demande le retour au taux d’annuité liquidable de 2, contre 1,75 actuellement, afin d’aligner leur situation sur celle des retraités du privé, affiliés à la CNPS. L’automatisation de la pension de réversion pour les conjoints survivants est également réclamée, à l’image des pratiques de l’IPS-CGRAE.

Au niveau transversal, la confédération appelle à une revalorisation de l’Indice Référentiel de Base (IRB), ainsi qu’à l’application effective de l’arrêté de février 2019 encadrant la reconnaissance des centrales syndicales. Une situation que Théodore Zadi Gnagna qualifie d’« injustice qui dure depuis sept ans ».

Le ton s’est fait plus ferme lorsque le président de la CSPFN a évoqué la trêve sociale en vigueur depuis 2017. Il a averti que son organisation pourrait refuser de s’engager dans une nouvelle trêve si la reconnaissance de sa confédération comme centrale syndicale n’est pas prise en compte, estimant que celle-ci constitue désormais un frein à l’action syndicale.

Le président confédéral a assuré les travailleurs que toutes les revendications seront transmises aux autorités dans un esprit de dialogue, appelant les travailleurs à renforcer la cohésion, l’unité et la solidarité pour faire face aux défis communs.

Lambert KOUAME

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