Vous consultez la nouvelle version du site. Pour accéder à l'ancienne version, cliquez ici.
Flash info
Développement des arts du spectacle africain: des experts donnent des leviers pour un meilleur partenariat entre l’Afrique et Europe
Hier, 13:46

les panélistes ont apporté des éléments de réponse aux attentesdes artises

Ecoutez cet article en audio

Lire
Continuer
Pause
Arrêter

La deuxième table-ronde des rencontres professionnelles du Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan (MASA 2026), s’est déroulée le mardi 14 avril 2026, à la salle Christian Lattier du Palais de la Culture de  Treichville autour du thème : « Réseau Sud-Nord Afrique –Europe ».

Sous la modération d’omar Fertat de l’Université de Bordeaux en France, cinq panelistes, tous experts dans leur domaine ont présenté un diagnostic des partenariats entre l’Afrique et L’Europe.

Ainsi, Federico Rasseti (Live DMA Europa, Italie), Kiki Muukkonen(Festival regional CirkusMania, Suède), Hassane Kouyaté (Festival des Francophonie en Limousin, France), Balazs Weyer (Upbeat,Musique , Hongrie) et Carolina Rodrigues (Ur-Gente, Festival Djintis, Guinée Bissau), ont mis en lumière leurs differents rapports en terme de visibilité, de ressources et de transfert de compétences afin de permettre la création de réseaux solides entre le Nord et le Sud.

Il ressort que certains partenariats ont bien fonctionné, comme c’est le cas de celui créé entre l’espagne, la Guinée Bissau et le Cap Vert. Selon Carolina Rodrigues, les projets se sont bien déroulés avec la mise en place de subventions.

Les conférenciers ont noté néamoins qu’il y a encore de nombreux défis à relever. Au nombre de ceux-ci, les lenteurs administratives, surtout en Afrique, le manque ou l’insuffisance de la communication, l’impatience des promoteurs. Mais aussi et surtout, le problème de visas car de nombreux pays n’ont plus confiance aux groupes ou artistes d’Afrique qui disparaissent une fois en Europe.

Hassane Kouyaté a mis le pied dans le plat en relevant le manque de communication entre l’ancienne et la nouvelle géneration de promoteurs car pour lui, les anciens qui connaissent les circuits refusent de les montrer aux jeunes. Il a exhorté les gouvernants africains à prendre les arts et la culture comme des produits économiques endogènes.

Les intervenants ont fait des propositions claires pour une meilleure collaboration entre l’Afrique et l’Europe. Il s’agit entre autres, de la mise en place de réseaux forts dejà entre les pays voisins qui n’int pas de barrières linguistiques afin d’une meilleure visibilité. Aussi, ils ont préconisé l’union pour avoir beaucoup plus de crédibilité.

Solange ARALAMON

Donnez votre avis