La ligne du gouvernement doit réflecteur les ligne du parti
Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a évoqué publiquement l’hypothèse d’une possible dissociation entre le pouvoir exécutif et le parti majoritaire lors d'une rencontre avec les responsable du Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), Dimanche 1er mars 2026.
Devant les cadres de sa formation politique, le Premier ministre a abordé, sans détour, les équilibres de pouvoir au sommet de l’État. Selon lui, le fonctionnement des institutions pourrait évoluer vers une forme particulière de partage du pouvoir si la ligne politique du parti et celle du chef de l’État venaient à diverger.
« Si le Président n’est pas aligné avec son parti, on peut se retrouver dans une situation de cohabitation douce, raisonnable », a-t-il déclaré, laissant entendre qu’un tel scénario resterait possible dans le paysage politique sénégalais.
Dans son intervention, le leader du Pastef a insisté sur le rôle central que doit continuer de jouer son parti dans la conduite des affaires publiques. « PASTEF doit être au cœur de la gouvernance. Personne ne peut gouverner sans lui», a-t-il affirmé , rappelant que la dynamique politique actuelle repose largement sur la base militante et les orientations stratégiques du parti. Sans nommer directement les personnes visées, Ousmane Sonko a également dénoncé ce qu’il appelle de manœuvres politiques internes visant à affaiblir sa position à la tête du gouvernement. « Même des pastefiens sont dans des manœuvres pour se débarrasser d’un Premier ministre fort», a-t-il fait savoir devant les responsables du parti. Malgré ces pressions, il a réaffirmé sa détermination à exercer pleinement les prérogatives que lui confère la Constitution sénégalais
« La Constitution donne des pouvoirs au Président, mais aussi au Premier ministre. j’assumerai entièrement mon rôle», a-t-il déclaré, soulignant sa volonté de ne pas renoncer à l’autorité liée à sa fonction.Selon lui, la cohérence idéologique du parti doit primer sur les avantages liés aux responsabilités gouvernementales. Dans le cas contraire, le Premier ministre Sénégalais a ajouté : « Je n’ai pas de problème de poste ou de titre. Si on nous amène sur certains terrains, PASTEF n’a pas peur de redevenir un parti d’opposition », a-t-il exprimé.
Avant de conclure par une ligne claire sur sa position actuelle au sein de l’exécutif : « Tant que je serai Premier ministre, la gouvernance reflétera la vision du PASTEF ».
Dominique KOBA
Donnez votre avis