Vous consultez la nouvelle version du site. Pour accéder à l'ancienne version, cliquez ici.
Flash info
Droits des enfants : une étude révèle les perceptions de leur participation dans la société
Hier, 07:57

Donner la parole aux enfants, c’est construire une société plus juste : le PROSCIDE renforce leur participation en Côte d’Ivoire

Ecoutez cet article en audio

Lire
Continuer
Pause
Arrêter

La Communauté Sant’Egidio de Treichville a accueilli, ce jeudi 28 août 2025, un atelier de présentation des résultats de l’étude sur la perception de la participation des enfants dans le Programme de renforcement des organisations de la société civile pour les droits des enfants (PROSCIDE).

Cette rencontre, organisée par l’Association des enfants et jeunes travailleurs de Côte d’Ivoire (AEJT-CI) avec l’appui de Save the Children, a réuni des représentants des services étatiques, des organisations de la société civile, des partenaires techniques, ainsi que des enfants et des parents.

L’étude, menée dans quatre localités du pays (Abidjan, Grand-Bassam, San Pedro et Yamoussoukro), visait à recueillir la perception des enfants sur leur participation aux activités du PROSCIDE, un programme qui œuvre depuis plusieurs années à promouvoir et protéger les droits des enfants en Côte d’Ivoire.

« Nous faisons participer les enfants depuis longtemps, mais il était essentiel de savoir comment eux-mêmes perçoivent leur implication, et si celle-ci correspond réellement à l’esprit de l’article 12 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant », a expliqué Houeto Yves Roland, coordonnateur national de l’AEJT-CI.

Les résultats présentés montrent des effets positifs. Les enfants ont salué leur implication, affirmant que leur participation leur a permis de gagner en confiance, de renforcer leurs capacités et même d’améliorer leurs performances scolaires. Des parents ont, de leur côté, témoigné d’un changement positif dans le comportement et la responsabilité de leurs enfants.

Cependant, des limites subsistent : la couverture du programme reste insuffisante, certaines communes n’étant pas encore touchées. Les enfants ont donc recommandé l’extension des activités à un plus grand nombre de localités et une meilleure intégration de leurs avis dans les politiques locales.

« Permettre aux enfants de participer, ce n’est pas leur retirer le pouvoir des adultes, mais c’est plutôt aider les parents et les institutions à mieux orienter leurs décisions », a ajouté Yves Roland, insistant sur l’importance de prendre en compte l’opinion des enfants dans les familles comme dans les collectivités.

Marc Eliel Deni, membre du groupe exécutif au niveau africain du mouvement des enfants et jeunes travailleurs de Côte d’Ivoire, est un pur produit du PROSCIDE. Il a expliqué que ce programme lui a non seulement permis d’organiser sa vie associative et ses études, mais aussi de visiter, à son jeune âge, des pays tels que le Lesotho, l’Éthiopie et la Suisse. Pour lui, l’atelier rappelle surtout aux parents l’importance d’écouter leurs enfants : « L’avis de l’enfant ne doit pas être systématiquement adopté, mais il mérite d’être entendu, car il contribue à son bien-être et à son éducation à la citoyenneté. »

Cet atelier a permis non seulement de valider les résultats de l’étude, mais aussi de dégager des recommandations et un plan d’action pour renforcer la participation des enfants dans le PROSCIDE et en faire un véritable levier de changement social.

 

GZ

Donnez votre avis