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Présidentielle 2025 : la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire exige la création d’un nouvel Organe en charge des élections
Hier, 07:55

Simone Gbagbo, porte-parole de la Coalition pour l'Alternance en Côte d'Ivoire appelle à un climat politique apaisé

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La Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP Côte d’Ivoire, coalition réunissant plus d’une vingtaine de partis politiques de l’opposition dont le PDCI-RDA, le MGC de Simone Gbagbo et le Cojep de Blé Goudé) a, dans une déclaration lue jeudi 3 avril 2025 par sa porte-parole Simone Gbagbo, au siège du PDCI-RDA, à Cocody, réaffirmé son attachement à la démocratie, au dialogue politique et à l’organisation d’élections transparentes et crédibles, et assuré qu’elle « ne se laissera pas intimider par de basses manœuvres politiciennes ».

Analysant la liste électorale provisoire remise le 17 mars 2025, aux partis et groupements politiques et à la société civile, la CAP-Côte d’Ivoire estime que cette liste électorale comporte de nombreux électeurs qui n’ont pas une identité complète notamment au niveau de leur nom de famille, prénoms et de leur date et lieu de naissance ainsi que de leur filiation; que 5 014 479 électeurs ne respectent pas l’article 7 du code électoral en raison de l’absence de la date de naissance de leurs père et mère et qu’elle comporte des fraudes de doublon portant sur plus de 125 000 électeurs.

La CAP pointe du doigt, le manque de crédibilité et de fiabilité du système informatique de la CEI qui a enregistré, selon elle, des électeurs plus âgés que leurs parents et des maternités biologiquement improbables avec des mères de moins de 10 ans et plus de 90 ans.

« Le système de gestion des données électorales de la CEI est défaillant et ne garantit pas l’élaboration d’un fichier fiable et crédible », déduit la coalition qui, à cet effet, « exige une réforme profonde de la CEI », avec notamment la création d’un nouvel Organe en charge des élections.

Ce nouvel organe doit être constitutionnellement protégé et inscrit dans la Constitution en tant qu’institution indépendante du gouvernement, régi par une loi organique garantissant son autonomie et définissant un cadre clair en termes de composition, d’attribution, de fonctionnement, de budget et de gestion financière et composé de membres issus de la société civile et des organisations professionnelles, sélectionnés sur des critères d’intégrité et de compétence ; les militants de partis politiques ne pouvant en aucun cas en faire partie.

La CAP demande la mise à plat de la liste électorale pour son audit et sa recomposition avec en ligne de mire, des sanctions contre les fraudeurs, une Révision de la liste électorale (RLE) en 2025 et la convocation du dialogue politique entre le gouvernement, les partis politiques et les organisations de la société civile.

La Coalition exige la réintégration du président Laurent Gbagbo, de l’ex-président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro Kigbafori et du ministre Charles Blé Goudé sur la liste électorale et s’oppose fermement à toute tentative d’éliminer Tidjane Thiam, coordonnateur de la Conférence des présidents de la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire, de la liste électorale sur laquelle il figure aujourd’hui.

Aussi, ces partis de l’opposition s’opposent-ils « fermement à toute candidature pour un quatrième mandat du président de la République, ce qui serait anti-institutionnel, tout comme le troisième mandat l’a été ».

La Coalition exhorte en outre, le pouvoir RHDP et ses démembrements à créer un climat politique apaisé, condition indispensable pour garantir un scrutin sans tensions en 2025.

 Lambert KOUAME

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