Vous consultez la nouvelle version du site. Pour accéder à l'ancienne version, cliquez ici.
Flash info
MMA : la fédération camerounaise dément toute « équipe nationale » au championnat africain d’Abidjan
Aujourd'hui, 10:49

Ecoutez cet article en audio

Lire
Continuer
Pause
Arrêter

La Fédération camerounaise de Mixed Martial Arts et Disciplines affinitaires (FECAMMADA) conteste la participation de personnes présentées comme une équipe nationale du Cameroun au championnat africain amateur de MMA organisé à Abidjan, en Côte d’Ivoire, sous l’égide de la Global Association of Mixed Martial Arts (GAMMA). Dans un communiqué publié le 14 octobre 2026 à Yaoundé, elle affirme n’avoir mandaté aucun athlète, encadreur technique ou officiel pour cette compétition.

La FECAMMADA hausse le ton face aux informations relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux concernant la présence d’une délégation camerounaise à ce rendez-vous continental de MMA. Elle réfute toute implication dans cette participation et conteste l’utilisation de l’appellation « équipe nationale du Cameroun » pour désigner les personnes présentes à Abidjan.

Selon la fédération, elle n’a ni constitué ni préparé de sélection nationale pour ce championnat. Elle affirme également n’avoir désigné aucun membre du staff technique ou officiel pour représenter le Cameroun et indique n’avoir été ni consultée ni associée à l’organisation de la compétition. Elle précise, par ailleurs, n’avoir délivré aucune autorisation de participation.

« Les personnes présentes à Abidjan ne représentent ni la FECAMMADA ni le Cameroun », soutient l’instance fédérale dans son communiqué. Elle estime que l’appellation « équipe nationale du Cameroun » utilisée pour les désigner est « inexacte et abusive ». La fédération conteste également la valeur des formations d’arbitrage organisées dans ce cadre, affirmant qu’elles ne constituent pas des certifications reconnues dans son système fédéral.

La FECAMMADA invoque la législation camerounaise

Pour justifier sa position, la fédération s’appuie sur la loi n° 2018/014 du 11 juillet 2018 régissant l’organisation et la promotion des activités physiques et sportives au Cameroun.

Elle rappelle notamment que les articles 45 et 51 consacrent le principe d’une seule fédération agréée par discipline sportive et attribuent à la fédération délégataire le pouvoir d’organiser les compétitions nationales et de procéder aux sélections correspondantes.

L’article 46, également cité dans le communiqué, confie aux fédérations sportives des missions de service public, dont la préparation et la gestion des équipes nationales appelées à représenter le pays dans les compétitions internationales.

Sur cette base, la FECAMMADA considère qu’aucun individu, association ou organisme ne peut engager le Cameroun dans une compétition internationale de MMA sans passer par la fédération délégataire et sans l’avis du ministère chargé des Sports.

Un désaccord sur le cadre international du MMA

Sur le plan international, la FECAMMADA revendique son affiliation à l’International Mixed Martial Arts Federation (IMMAF) et à l’Africa Mixed Martial Arts Confederation (AMMAC). Elle présente ces deux organisations comme le cadre de référence de la participation camerounaise aux compétitions officielles de MMA amateur, notamment les championnats d’Afrique et du monde.

Elle indique, en conséquence, ne pas reconnaître le championnat actuellement organisé en Côte d’Ivoire sous l’égide de GAMMA.

Cette prise de position intervient alors que des publications sur les réseaux sociaux font état de la participation d’athlètes présentés comme représentant le Cameroun, ainsi que de la présence d’encadreurs et d’officiels camerounais à Abidjan.

Des sanctions annoncées en cas de participation non autorisée

La fédération appelle les athlètes licenciés, les encadreurs techniques et les officiels à respecter ses convocations et à s’abstenir de prendre part à des compétitions qu’elle n’a pas autorisées. Elle prévient que les éventuelles violations pourront entraîner des sanctions disciplinaires conformément à la réglementation applicable.

Elle invite également les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à vérifier auprès de ses services toute information relative à la représentation du Cameroun en MMA.

Enfin, la FECAMMADA se réserve le droit de saisir les autorités compétentes, notamment le ministère des Sports et de l’Éducation physique, afin de faire respecter ce qu’elle considère comme le cadre légal de la discipline.

À ce stade, le communiqué expose la position de la fédération camerounaise. Les explications de GAMMA et des organisateurs du championnat à Abidjan permettraient d’éclairer les conditions de participation des athlètes et le cadre dans lequel cette délégation est présentée comme représentant le Cameroun.

 

GZ

Donnez votre avis