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Déguerpissement à Koumassi Campement : les victimes appellent à l’accélération de l’enquête sur la démolition du site
Aujourd'hui, 06:33

Les victimes exhortent la justice à accélérer l’enquête

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Le président du collectif des victimes de Koumassi Campement, Didier Kouamé, a appelé, dimanche 20 septembre 2026, à Koumassi Campement, à l’accélération de l’enquête sur la démolition du site, afin de permettre de situer les responsabilités et de faire avancer le dossier judiciaire.

« L’appel essentiel, c’est que l’enquête soit un peu accélérée », a déclaré M. Kouamé lors d’une conférence de presse tenue sur les ruines du site, faisant suite à la conférence de presse du procureur de la République, le 16 septembre 2026, sur cette affaire.

Selon le président du collectif, l’enquête porte notamment sur les circonstances de la démolition intervenue le 3 juin 2026 et sur les responsabilités des différents acteurs cités dans le dossier.

Il a relevé que le procureur de la République a indiqué que deux parties se présentent comme étant à l’origine de la destruction du site, notamment Aloui Brou Jacques et le district, ce dernier ayant évoqué le recours au plan Orsec.

M. Kouamé a indiqué que le procureur doit notamment vérifier si les dispositions et la procédure prévues dans le cadre du plan Orsec ont été respectées.

« Le district dit que c’est lui qui a détruit par rapport à un plan Orsec. Donc aujourd’hui, le procureur va mener une enquête pour savoir si la casse de Koumassi a respecté effectivement le plan, la disposition du plan Orsec », a-t-il expliqué.

Le collectif demande également que le site soit décelé, afin de permettre aux victimes disposant de moyens de rechercher des solutions pour leur relogement et la reprise de leurs activités.

« Notre deuxième appel, c’est que le site soit décelé », a déclaré M. Kouamé, rappelant que le site est sous scellés depuis le 12 juin.

Il a appelé les victimes et l’ensemble de la communauté au calme, soulignant que le collectif entend poursuivre ses démarches dans la discipline et sans violence.

Parallèlement aux démarches judiciaires, le collectif des victimes de Koumassi Campement a lancé un appel à l’aide en faveur des familles sinistrées, notamment pour faire face aux dépenses liées à la rentrée scolaire.

« Avec la rentrée, nous sollicitons de l’aide », a déclaré Didier Kouamé, indiquant que des ONG ont promis d’apporter des kits scolaires aux enfants des victimes.

Il a salué les appuis déjà reçus, notamment de la députée Adjaratou Traoré, de l’honorable Traoré Mariam et de la Première dame, estimant que des kits scolaires pourraient contribuer à soulager les parents.

« Nous sommes à la rentrée. Des kits scolaires pourraient soulager un tant soit peu les parents », a-t-il indiqué, précisant que le collectif reste dans l’attente de ces appuis.

Sur le plan judiciaire, M. Kouamé a annoncé que le collectif poursuit la constitution de sa documentation. Un huissier de justice a déjà dressé un constat et une plainte a été préparée en vue d’être introduite auprès de la justice à la reprise des activités judiciaires.

Il a également fait savoir que des membres du collectif ont été entendus par la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance ainsi que par la doyenne des juges d’instruction.

Les victimes disent rester confiantes quant à l’aboutissement de la procédure et appellent à la poursuite des démarches dans le calme.

Lambert KOUAME

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