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Afrique : Moscou accuse Paris de manœuvres de déstabilisation
Aujourd'hui, 17:58

Moscou est formel quant à la mise à prix de certains dirigeant africains par Paris

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Le Service de renseignement extérieur russe (SVR) accuse la France de préparer des actions de déstabilisation politique en Afrique, selon un communiqué relayé par l’agence Tass, lundi 2 février 2026.

Selon le service de renseignement russe, « le gouvernement d’Emmanuel Macron recherche activement des opportunités de vengeance politique sur le continent africain », après ce que Moscou décrit comme des « pertes d’influence » subies par Paris dans plusieurs anciennes colonies françaises.

Le SVR affirme que les autorités françaises auraient « autorisé leurs services spéciaux à cibler des dirigeants africains jugés indésirables », dans un contexte marqué par l’arrivée au pouvoir de gouvernements se revendiquant souverainistes et critiques du néocolonialisme.

Dans son communiqué, le renseignement russe évoque également la tentative de coup d’État du samedi 3 janvier 2026 au Burkina Faso, affirmant que « l’implication de la France est désormais établie ». Selon Moscou, les auteurs du complot visaient « l’assassinat du président Ibrahim Traoré », une action qui aurait, toujours selon le SVR, favorisé un retour au pouvoir de forces pro-françaises à Ouagadougou.

Le Mali est présenté comme « la principale cible actuelle » de ces manœuvres. Le service russe accuse Paris de chercher à « créer les conditions d’un renversement du président Assimi Goïta », en s’appuyant sur des groupes armés locaux. La République centrafricaine est également citée parmi les pays exposés à des tentatives de déstabilisation.

Madagascar figure enfin parmi les États mentionnés. Selon le SVR, Paris travaillerait à « renverser le président Michel Randrianirina », arrivé au pouvoir en octobre 2025, et à « restaurer un régime loyal », en raison du rapprochement du pays avec les BRICS.

Dominique Koba

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