Le Parti Houphouëtiste pour la Démocratie et le Développement en Côte d’Ivoire (PHDD.CI) a livré, en ce début de mois de fevrier 2026, un message à la nation ivoirienne dont une copie est parvenue à pressecotedivoire.ci. Dans cette déclaration, le parti d’opposition dresse un bilan très critique de l’année électorale écoulée, qu’il qualifie de « la plus difficile et la plus violente de l’histoire électorale du pays ». Le PHDD.CI dont le président Bertrand Diby Ako reside aux Etats Unis, affirme avoir volontairement attendu la formation du nouveau gouvernement avant de s’adresser aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens.
Selon ledit parti, l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 aurait été marquée par une « fraude électorale institutionnelle », ayant conduit à la reconduction au pouvoir du président Alassane Ouattara pour un quatrième mandat, jugé « illégal et inconstitutionnel » par la formation politique.
Le PHDD.CI accuse le chef de l’État d’avoir écarté des adversaires politiques jugés menaçants, d’avoir eu recours à la violence et d’avoir procédé à des arrestations massives. Le parti évoque également des destructions de biens et des pertes en vies humaines, sans toutefois fournir de bilan chiffré ou de sources indépendantes à l’appui de ces affirmations.
Dans son message, le PHDD.CI remet ouvertement en cause la légitimité du président Ouattara, ainsi que plusieurs institutions de la République, notamment la Commission électorale indépendante (CEI), le Conseil constitutionnel, le Parquet et les Forces armées ivoiriennes, qu’il accuse d’avoir soutenu ce quatrième mandat contesté.
Abordant les élections législatives du 27 décembre 2025, la formation politique parle à nouveau de « mascarade électorale » et d’un processus biaisé au détriment de l’opposition.
Le PHDD.CI critique par ailleurs la nouvelle architecture gouvernementale mise en place après ces scrutins. Il dénonce notamment la création d’un poste de vice-Premier ministre, qu’il considère comme une manœuvre politique visant à préparer une succession au sommet de l’État.
Sur le plan international, le parti affirme que la Côte d’Ivoire serait désormais perçue comme un pays où les phénomènes de blanchiment d’argent, de trafic de drogue et de financement du terrorisme se seraient intensifiés, sous la gouvernance actuelle.
Malgré ce tableau sombre, le PHDD.CI affirme croire en un avenir meilleur pour la Côte d’Ivoire et appelle les populations à rester attachées aux valeurs de dignité, de paix et de justice. Le parti dit espérer que l’année 2026 marquera l’ouverture d’un « nouveau chapitre » pour le pays.
Le message s’achève par des vœux adressés au peuple ivoirien et par un appel à la construction d’une Côte d’Ivoire « pacifique, ambitieuse et rayonnante ».
GZ
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