Trump tourne le dos au multilatéralisme et impose son propre Conseil de la paix
Une nouvelle organisation mondiale créée par Trump
Ecoutez cet article en audio
Lire
Continuer
Pause
Arrêter
Deux semaines après le retrait définitif des
États-Unis de plusieurs organisations internationales, dont des instances liées
aux Nations unies, le président américain Donald Trump a annoncé la création
d’une nouvelle structure internationale baptisée « The Board of Peace », ou
Conseil de la paix, jeudi 22 janvier 2026, lors du sommet du Forum économique
mondial à Davos, à l’issue d’une cérémonie de signature.Présenté comme un organe destiné à résoudre les
conflits internationaux, le Conseil de la paix se veut, selon Donald Trump, un
outil d’action directe, affranchi des lourdeurs diplomatiques classiques. Le
président américain a affirmé que cette nouvelle organisation pourra « faire à
peu près tout ce que nous voulons », insistant sur sa capacité à agir
rapidement face aux crises mondiales.Selon les informations communiquées et relayées par
les médias internationaux, l’adhésion permanente au Conseil de la paix est
fixée à 1 milliard de dollars, un montant qui souligne la volonté de Donald
Trump de réserver cette structure à des États capables d’assumer un engagement
financier conséquent.Initialement, ce conseil avait été pensé pour
superviser la reconstruction de la bande de Gaza, après plus de deux années de
guerre qualifiée de génocidaire par de nombreuses voix internationales, menée
par Israël contre l’enclave palestinienne. Le projet a depuis été élargi à une
ambition globale.Lors de son allocution, Donald Trump n’a pas caché ses
intentions personnelles. « C’est un conseil qui aura la chance d’être l’un des
organes internationaux les plus importants jamais créés, et j’ai l’honneur de
le présider. Tout cela fonctionne très bien, elle a déjà débuté. On fait ça
pour le monde, et le monde est une région. Nous allons avoir la paix dans le
monde et ça sera un héritage génial pour tous», a-t-il déclaréFace aux critiques évoquant une tentative de
substitution à l’ONU, le président américain a tenu à préciser : « Je ne viens
pas pour remplacer l’ONU, mais apporter des solutions concrètes face aux défis
du monde. »Plusieurs pays ont pris part à la cérémonie de
signature de la charte fondatrice. Parmi eux figurent l’Égypte, Bahreïn, la Turquie,
la Jordanie, l’Indonésie, le Pakistan, le Maroc, Israël, le Kazakhstan,
l’Ouzbékistan, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Hongrie, la Biélorussie,
l’Argentine, le Paraguay, le Vietnam, la Mongolie, le Kosovo, l’Albanie, ainsi
que le Koweït, dont l’adhésion a été annoncée.D’autres puissances majeures, notamment la Russie,
l’Inde et la Chine, ont reçu des invitations, sans toutefois donner de réponse
à ce stade. En revanche, la France et la Norvège ont officiellement refusé de
rejoindre cette nouvelle organisation.
Dominique KOBA
Donnez votre avis