Malgré l’élimination des Éléphants en quarts de finale de la CAN 2025, le président de la FIF, Yacine Idriss Diallo, maintient sa confiance au sélectionneur Emerse Faé.
Après l’élimination des Éléphants de Côte d’Ivoire en quarts de finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, une vague de critiques s’est abattue sur le sélectionneur national, Emerse Faé. Sur les réseaux sociaux comme dans l’opinion publique, plusieurs supporters ivoiriens réclament sa démission, estimant que l’équipe nationale pouvait aller plus loin dans la compétition.
Face à cette pression grandissante, le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Yacine Idriss Diallo, est sorti de son silence. Interrogé par le journaliste Yves-Boris sur les antennes de la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), le patron du football ivoirien a tenu un discours ferme, appelant au respect et à la responsabilité.
« Je veux quand même que les Ivoiriens se respectent et respectent notre pays », a-t-il déclaré d’entrée, avant de rappeler le contexte particulier de la nomination de Faé Emerse à la tête des Éléphants. Selon lui, l’actuel sélectionneur a hérité d’une situation délicate, mais a su relever le défi avec succès.
Yacine Idriss Diallo a notamment mis en avant les résultats majeurs obtenus par Faé Emerse : la victoire historique à la CAN 2023 organisée en Côte d’Ivoire et la qualification du pays pour la Coupe du monde, une première depuis la dernière participation ivoirienne en 2014. « Vous avez un entraîneur qui a gagné la CAN et qui qualifie la Côte d’Ivoire pour le Mondial. À la CAN suivante, il atteint les quarts de finale, ce qui correspond au rang du 6ᵉ pays africain que nous sommes », a-t-il souligné.
Le président de la FIF a également dénoncé ce qu’il considère comme une attitude contradictoire de certains supporters. « Quand il a battu les Étalons du Burkina Faso, vous l’avez appelé ‘Guardiola Faé’ pour l’encenser. Mais après la défaite contre l’Égypte, certains se lèvent pour mettre la pression », a-t-il regretté.
Déterminé à ne pas céder à l’émotion, Yacine Idriss Diallo a insisté sur sa méthode de gouvernance. « Moi, je ne cède pas sous la pression. Je travaille pour mon pays avec sérieux et, quand on est sérieux, on ne prend pas de décisions à l’emporte-pièce », a-t-il affirmé.
Confirmant le maintien de Faé Emerse à son poste, le président de la FIF a reconnu l’existence de faiblesses à corriger, tout en se montrant confiant pour l’avenir. « Faé a notre confiance. Il devra travailler ses faiblesses comme tout être humain. Je pense qu’il va progresser et nous irons au Mondial avec lui », a-t-il conclu.
Un message clair qui tranche avec la contestation populaire et qui confirme la stabilité voulue par la Fédération ivoirienne de football à la tête des Éléphants, à quelques mois d’échéances décisives pour l’avenir du football ivoirien.
GZ
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