Vous consultez la nouvelle version du site. Pour accéder à l'ancienne version, cliquez ici.
Flash info
Scrutin sous tension en Ouganda : Bobi Wine dit être placé en résidence surveillée
16 janv. 2026, 17:16

Bobi Wine dénonce son placement en résidence surveillée après le scrutin.

Ecoutez cet article en audio

Lire
Continuer
Pause
Arrêter
Les tensions montent fortement en Ouganda, où l’opposition accuse les forces de sécurité d’avoir placé son candidat Bobi Wine, en résidence surveillée et d’avoir procédé à l’« exécution » d’au moins une dizaine de ses partisans, alors que le pays est dans l’attente des résultats des élections présidentielle et législatives, ce vendredi 16 janvier 2026.

Selon le National Unity Platform (NUP), parti de l’opposant, « l’armée et la police ont encerclé la résidence du président Kyagulanyi Ssentamu Robert alias Bobi Wine, le plaçant de facto, ainsi que son épouse, en résidence surveillée ». Une situation dénoncée publiquement par Bobi Wine, qui estime que cette opération relève de la crainte des autorités. « Ce n’est pas de la force. Ils agissent ainsi par peur des personnes qu’ils ont offensées en commettant tant d’atrocités à leur encontre », a-t-il déclaré sur le réseau social X.

Dans le même temps, des responsables du NUP font état de violences graves visant des partisans de l’opposition. Le député Muwanga Kivumbi a affirmé à l’Agence France Presse que dix militants avaient été tués par l’armée dans la nuit de jeudi à vendredi. De son côté, le secrétaire général du parti, Lewis Rubongoya, a dénoncé « l’exécution d’innocents », évoquant « plus de 20 morts » et « plus de 50 blessés ».

Ces accusations sont contestées par la police. Sa porte-parole, Rydia Tumushabe, a indiqué que 25 membres présentés comme des « bandits » affiliés au NUP avaient été arrêtés, affirmant qu’ils projetaient des actions violentes contre des infrastructures publiques. Elle a ajouté qu’un nombre indéterminé de personnes avait été « mis hors d’état de nuire ».

Le contexte électoral est jugé préoccupant par les Nations unies, qui évoquent un climat « marqué par une répression et une intimidation généralisées ». Amnesty International affirme par ailleurs qu’au moins 400 partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant la campagne.

Alors que les résultats provisoires donnent le président sortant largement en tête, la situation de Bobi Wine et les accusations portées par son camp continuent d’alimenter les inquiétudes sur le respect des libertés politiques en Ouganda.

 

Dominique Koba

Donnez votre avis