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L’ONG Voix de Femme lance la 6ᵉ édition de la campagne de sensibilisation sur les Violences basées sur le genre en milieu scolaire
Hier, 09:54

Yao Akissi Cedia Christelle, présidente de l’ONG Voix de Femme, lors de la conférence de presse de lancement de la 6ᵉ édition de la campagne VBGMS, le mardi 13 janvier 2026 au Plateau

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La présidente de l’ONG Voix de Femme, Yao Akissi Cedia Christelle, a animé une conférence de presse ce mardi 13 janvier 2026, au Plateau, afin de présenter les grandes lignes de la 6ᵉ édition de la campagne VBGMS, dédiée à la sensibilisation contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire.

D’entrée, la présidente de l’ONG a tenu à exprimer sa reconnaissance aux partenaires qui accompagnent activement l’organisation dans la mise en œuvre de ses actions sur le terrain. « Nous avons tout d’abord organisé cette conférence pour remercier nos partenaires qui nous permettent de mener à bien ce projet », a-t-elle déclaré, citant notamment M. Ali Badini, PDG de Credit Access, et Mme Fatoumata Sanogo, Directrice générale de Petroci Holding, dont l’appui financier permet à l’ONG d’intervenir dans plusieurs établissements scolaires à travers le pays.

Au-delà des remerciements, cette rencontre avec la presse visait également à lancer un appel aux acheteurs, sponsors, institutions publiques et privées afin de soutenir financièrement l’ONG Voix de Femme, dans l’optique d’étendre ses activités sur l’ensemble du territoire national.

La campagne VBGMS ne se limite pas uniquement à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux personnes vulnérables. Elle aborde également des thématiques telles que le civisme, la lutte contre l’alcoolisme, la toxicomanie, l’absentéisme scolaire, ainsi que l’éducation à la santé sexuelle et reproductive. Sur ce dernier volet, l’ONG travaille en partenariat avec l’UNESCO, à travers le programme d’Éducation complète à la sexualité (ECS) et l’application Hello Adolescents.

Pour cette 6ᵉ édition, la campagne se déroulera sur une durée d’environ un mois et demi et concernera trois localités : Korhogo, Odiénné et Boundiali. Trente établissements scolaires y prendront part, soit dix établissements par ville, mêlant écoles publiques et privées. Les élèves participeront à des concours d’éloquence, de dessin, de dictée, ainsi qu’à des prestations de troupes de théâtre, avec à la clé des ordinateurs offerts aux meilleurs candidats.

Selon Yao Akissi Cedia Christelle, la particularité de cette campagne réside dans son approche flexible, adaptée aux réalités de chaque établissement. « Il n’existe pas de stratégie standard. Lorsque nous arrivons dans une école, nous identifions les problèmes : tricherie, indiscipline, violences ou décrochage scolaire, et nous adaptons notre message », a-t-elle expliqué.

Au fil des éditions, l’impact de la campagne se fait sentir. La présidente de Voix de Femme estime qu’entre 2 000 et 3 000 enfants sont sensibilisés chaque année, avec une prise de conscience progressive des différentes formes de violence, souvent banalisées dans la société. « Beaucoup pensent que la violence se limite aux coups portés à une femme. Or, frapper un enfant ou humilier quelqu’un est aussi une violence », a-t-elle rappelé.

L’ONG Voix de Femme s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire composée de juristes, psychologues, sociologues et communicateurs, régulièrement formés sur les questions liées aux violences basées sur le genre et à la protection de l’enfance.

Plusieurs partenaires techniques et institutionnels soutiennent cette initiative, notamment Akym Communication, qui a fait don de serviettes hygiéniques réutilisables aux jeunes filles en situation de précarité, ainsi que Petroci Holding, engagée dans l’incitation des jeunes filles à s’orienter vers les filières scientifiques.

 

En conclusion, la présidente de l’ONG a lancé un appel pressant aux entreprises et investisseurs engagés dans les politiques de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), afin de permettre à Voix de Femme de toucher davantage d’établissements et d’élèves. « Nous recevons de nombreuses demandes, mais faute de moyens, nous ne pouvons pas intervenir partout. Pourtant, le travail que nous faisons sur le terrain porte ses fruits », a-t-elle insisté.

GZ

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