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Soupçons de corruption dans le recrutement des douanes : une ONG saisit la Haute autorité pour la bonne gouvernance
Hier, 09:02

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Le mouvement politique Agissons Ensemble, engagé dans la promotion de la transparence et de l’égalité des chances, a officiellement saisi la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) pour des soupçons de corruption, de népotisme et de favoritisme dans le recrutement des agents d’encadrement des douanes, session 2024.

 

Dans une plainte adressée au président de la HABG, l’organisation dénonce ce qu’elle qualifie de graves manquements à la probité publique dans un processus de recrutement qu’elle estime opaque et contraire aux textes en vigueur.

 

Selon Agissons Ensemble, le ministère d’État, ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, avait pourtant publié, le 24 avril 2024, une liste de concours suspendus pour la session 2024, incluant celui d’agent d’encadrement des douanes, au motif qu’aucun besoin n’avait été exprimé par l’administration concernée.

 

Cependant, l’ONG affirme qu’un recrutement de 400 agents aurait été organisé ultérieurement, à travers le communiqué n°1881/MEMFPMA/DGFP/DC du 20 septembre 2024. Ce recrutement, qualifié d’exceptionnel spécifique, se serait déroulé sans publicité nationale et sans levée officielle préalable de la suspension annoncée en avril.

 

Pour Agissons Ensemble, cette procédure soulève plusieurs griefs juridiques. L’organisation évoque notamment une violation du principe constitutionnel d’égalité, estimant que l’absence de communication publique a privé de nombreux jeunes Ivoiriens de la possibilité de candidater. Elle pointe également des soupçons d’abus de fonction et de népotisme, suggérant que le processus pourrait avoir favorisé un cercle restreint de bénéficiaires au détriment du mérite.

 

Autre point soulevé : le recours à la notion de recrutement exceptionnel pour des candidats titulaires du BEPC, que l’ONG considère comme un détournement de procédure visant à contourner les règles strictes encadrant les concours administratifs.

 

Face à ces accusations, Agissons Ensemble appelle la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance à diligenter une enquête sur les conditions de publication et de diffusion du communiqué du 20 septembre 2024, à vérifier la transparence de la liste des 400 admis et, le cas échéant, à saisir les autorités compétentes si des faits de corruption ou d’influence indue sont établis.

 

Des copies des communiqués de suspension et de recrutement auraient été jointes à la plainte afin d’étayer les accusations. L’ONG affirme agir dans l’objectif de préserver l’intégrité de l’administration publique et de garantir l’égalité des chances dans l’accès à la fonction publique.

 

Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités mises en cause n’a encore été rendue publique.

 

GZ

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