Ministère de la Communication : comment Amadou Coulibaly a refondé la communication publique ivoirienne
Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement
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Le ministre Amadou Coulibaly a, depuis son entrée au gouvernement en 2021, engagé une série de réformes profondes qui ont redéfini durablement le paysage de la communication, des médias et du numérique en Côte d’Ivoire.
Son action, loin des ajustements ponctuels, s’est inscrite dans une logique de transformation structurelle, alliant modernisation institutionnelle, gouvernance sociale et adaptation aux mutations technologiques, indique un communiqué du ministère, transmis ce lundi 5 janvier 2026 à Pressecotedivoire.ci.
Parmi les chantiers majeurs engagés, la transformation du Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP) en Agence de soutien et de développement des médias (ASDM) constitue une réforme structurante. Cette mutation marque un changement de paradigme : l’aide publique ne se limite plus à la presse écrite, mais s’étend désormais à l’ensemble des médias.
Avec l’ASDM, le ministère pose les bases d’un écosystème médiatique plus solide, fondé sur la reconstruction du capital humain, l’amélioration de la gouvernance, la labellisation des contenus et l’accompagnement à la transition numérique. L’adoption d’un plan triennal 2024-2026, doté de plus de 12 milliards de FCFA, illustre l’ambition de bâtir des médias crédibles, compétitifs et économiquement viables.
La dynamique de réformes engagée par Amadou Coulibaly s’est poursuivie par l’instauration d’une allocation mensuelle de 250 000 FCFA au profit des journalistes Séniors.
Cette réforme sociale, saluée par la corporation, vise à sortir les anciens journalistes de la précarité et à valoriser leur contribution à la construction de l’opinion publique nationale. Au-delà de l’assistance financière, le ministre ambitionne de faire du Cénacle des journalistes Séniors un véritable organe consultatif, capable de transmettre expérience, rigueur et éthique aux jeunes générations.
Parallèlement, la réforme interne du ministère s’est traduite par l’amélioration des conditions de travail des agents, l’extension de la couverture sociale aux contractuels et la mise en œuvre de projets structurants tels que le programme immobilier « Les Jardins d’Ahoué », destiné aux acteurs du monde médiatique.
Face à l’essor du numérique et aux défis qu’il pose, Amadou Coulibaly a initié la campagne nationale dénommée « En Ligne Tous Responsables » visant à promouvoir un usage responsable des réseaux sociaux, tout en luttant contre les Fake news, la cyberviolence et la désinformation.
Dans le même esprit, une vaste étude sur le modèle économique et la professionnalisation de la presse a été lancée, débouchant sur des recommandations majeures touchant à la gouvernance, à la formation, à la transition numérique et à la diversification des revenus.
La création du Salon International du Contenu Audiovisuel (SICA) s’inscrit également dans cette dynamique réformatrice. L’objectif est clair : bâtir une véritable industrie audiovisuelle ivoirienne, créatrice d’emplois et porteuse de souveraineté culturelle.
La redynamisation de l’Ordre du Mérite de la Communication vient compléter cet édifice réformateur. En élargissant les distinctions et en reconnaissant les acteurs de l’ombre, le ministre inscrit la reconnaissance du mérite comme un pilier de la gouvernance du secteur.
Au terme de quatre années d’actions, les réformes engagées par Amadou Coulibaly dessinent une œuvre cohérente et durable. En modernisant les institutions, en protégeant les acteurs et en adaptant le secteur aux mutations numériques, il a contribué à renforcer la crédibilité de la communication publique et à consolider le rôle des médias dans la démocratie ivoirienne.
Lambert KOUAME
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