Comme dirait l'autre, le yoyo de la migration politique est très souvent le reflet de l'inconstance de certains esprits insatiables, sinon difficilement stabilisables. Ils s'ingénient à trouver des arguments à des retours dans la case, pardon, dans la maison, parce que seule cette case garantit la paix, l'aisance et la pitance.
Déclarations médiatisées, conférences de presse..., tout y passe. Brandis comme des monstres capturés, ils se délectent de la forte dose d'inconscience avec laquelle ils partent d'une extrémité à l'autre. Le vent dirige les girouettes, le ventre gouverne les pirouettes. Mais quand on doit sortir de la case au banquet pour aller dans le pré de la disette n'est pas bien, parce que la nourriture du réfectoire devient infeste de l'autre côté ? Ceux qui sortent de chez les faiseurs de miracles, remplisseurs de ventre, pour aller se chercher aux côtés de ceux qui se battent pour leur existence et leur présence dans la Nation le font sans aucun bruit. Parce que, pensent-ils, les bruits du déplacement détournent souvent de l'objectif. L'arbre tombe avec bruit, mais la forêt pousse en silence, dit Kpapê. Ça se vérifie. Certains retournent ou se parachutent avec bruit, beaucoup désertent le "paradis" en silence.
EDDY PEHE
Donnez votre avis