Et après ?







La gigantesque cérémonie d’investiture du Président Alassane Ouattara comme candidat du Rhdp pour la présidentielle du 31 octobre a tout bouleversé dans la perception de ses adversaires qui pensaient que c’était fini pour le Rhdp et son candidat. La marche des Ivoiriens de la diaspora, partie de la Bastille pour déboucher à la place Trocadéro, a assommé tous ceux qui rêvaient de chasser le Président Ouattara du pouvoir à la malienne. Tout le monde est revenu sur terre. Place à la réalité.  Chacun sait désormais qu’aucun mouvement insurrectionnel ou marche dite pacifique avec des pneus incendiés et des voies barrées, ne peut marcher dans ce pays. Plus d’un million d’électeurs ont déjà accordé leur parrainage au candidat du Rhdp pour le scrutin du 31 octobre et cela change tout. La stratégie qui consiste à nier toutes les évidences et tous les progrès réalisés en si peu de temps est vouée à l’échec. A l’ère des réseaux sociaux, il est impossible de tromper le peuple. Kakou Guikahué l’a appris à ses dépens, lui qui voulait nier qu’en 2000, il a soutenu publiquement le général Guéi contre Bédié…

La grande mobilisation de samedi, malgré les appels à barrer toutes les voies qui mènent à Abidjan et les fake news sortis des labos de l’opposition pour annoncer le report de la cérémonie, marquent la détermination des militants du Rhdp. Ils ont bravé tous les obstacles et artifices pour donner un signal fort au monde entier.

Ils sont venus dire, haut et fort, qu’Alassane Ouattara reste indéboulonnable et il est en pôle position pour rafler le Graal au soir du 31 octobre par un coup K.O.

La plus grande leçon de la double mobilisation des militants du Rhdp est que la violence ne saurait avoir raison face à la détermination d’un peuple déterminé à prendre son destin en main. Ceux qui appellent au meurtre et aux conflits intercommunautaires doivent changer de paradigme. Ils se trompent d’époque. Les violences à Gagnoa, Daoukro, Bonoua ou Divo ne sauraient permettre à personne d’avoir accès au palais présidentiel. Ouattara l’a énoncé, samedi : « Nul ne peut devenir en 2020 président de la République en Côte d’Ivoire par coup d’Etat ou par accident ». Les Ivoiriens n’accepteront plus jamais de forfaiture à la tête de leur pays. C’est pourquoi, tous ceux qui veulent diriger le pays doivent s’inscrire dans la dynamique électorale. Il faut saluer les rares opposants qui sont sur le terrain pour récolter les parrainages nécessaires pour leurs candidatures. La Cei (Commission électorale indépendante) ne fait pas gagner les élections. L’histoire récente de notre pays est là pour rappeler à tous que nul ne peut se proclamer vainqueur d’une élection dans ce pays s’il n’est pas le choix des Ivoiriens. En 2000, le général Guéi Robert a tenté de tripatouiller le verdict des urnes, il a été chassé manu-militari. Gbagbo, en 2010, a fait annuler par son acolyte Paul Yao N’Dré, les voix des Ivoiriens du grand Nord du pays afin de se proclamer vainqueur du scrutin. La suite est connue de tous. Cette abondante jurisprudence devrait rassurer les opposants que leur salut se trouve dans les urnes et nulle part ailleurs. Aucune autre alternative crédible ne s’offre à eux à deux mois des élections. Le schéma apocalyptique a montré ses limites. Il n’apporte que désolation et douleurs. Qui va ressusciter les six morts enregistrés lors des dernières violences ? Qui va soigner la centaine de blessés ? Qui pour s’occuper de toutes ces personnes qui ont été incarcérées après les troubles ? Le moment de se poser les bonnes questions est arrivé. Sans aucune introspection, on va droit dans le mur.

MT

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