Rencontre historique !







Après avoir passé près de 9 ans loin de son pays, le Président Laurent Gbagbo reçoit pour la première fois la visite d’un ancien chef de l’Etat. Lundi 29 juillet dernier, de 11 heures à 13 heures, le président Henri Konan Bédié, du PDCI-RDA accompagné de son épouse, a rendu visite, à Bruxelles, au président  Laurent Gbagbo, du FPI. Ces deux anciens présidents de la République de Côte d’Ivoire étaient à leur première rencontre, depuis la fin de la crise postélectorale intervenue à la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle en novembre 2010. Ils ont procédé à une analyse approfondie de la situation sociopolitique et convenu de l’urgente nécessité d’œuvrer pour le retour d’une paix définitive et durable en Côte d’Ivoire. Ils ont déploré les atteintes portées aux acquis démocratiques et à l’État de droit en Côte d’Ivoire, ont rappelé que le combat pour la démocratie véritable ne peut tolérer l’exil et l’emprisonnement politique. Notre pays, il faut se l’avouer, malheureusement, est encore victime de ses divisions qui vont au-delà des oppositions dansla nature même de la démocratie. Il estfragilisé par les multiples fractures et les incessantes querelles.Ladivision conduit nous l’avons expérimenté à la défaite, le rassemblement de toutes les forces vives est le plus sûr chemin vers la victoire. Triomphe contre la pauvreté, les disparités sociales, l’insécurité grandissante et tous les autres maux. Devant les errements du pouvoir Ouattara, il est loisible de comprendre que l’’importance n’est pas l’exercice du pouvoir, mais celui de la responsabilité, tournée vers les populations pour le bien commun. Pour le service de la Côte d’Ivoire, le Président Henri Konan Bédié a démontré que ce n’est pas impossible. En vrai artisan de paix, il ne cesse d’œuvrer au rassemblement des fils et filles de ce pays. Sa première visite au Président Laurent Gbagbo le démontre à suffisance. Quoique nous ayons connu des politiques différentes, passant à plusieurs reprises de l’euphorie au désespoir. Mais grâce à cela, nous avons appris le courage, de penser, de parler, d’agir. Pour grandir de nouveau la Côte d’Ivoire a besoin de se refaire. Et le président Bédié est entrain de tracer les voies de ce nouveau départ. Nous sommes entrés dans les temps difficiles et incertains, nous sommesentrés dans le temps de la décision et du courage où se jouent ensemble la sécurité et l’avenir de notre pays. Désormais,à l’état de  haine et de violence qui sépare stérilement les enfants de ce pays, de parti en parti, il faut substituer la recherche pacifique des solutions aux problèmes posés, marché non plus la revendication et la répression au poing, mais la main dans la main dans la large et noble voie du progrès social. Un patrimoine commun de valeurs nous unit malgré nos différences. Les ivoiriens se sont affrontés, ont adoptés des lois, procédés à des reformes, crées des syndicats et organisés des manifestations pour rapprocher promesses et réalités. Mais, cela s’est traduit en mirage. La politique économique entre objectifs de productivité et redistribution équitable des richesses est un véritable désastre sous Ouattara. Plutôt que de résoudre les problèmes et négocier  les conflits ; la politique actuelle du régime Rhdp unifié les attise, les exploite et nous divise encore d’avantage. Malgré cela, les Président Bédié et Laurent Gbagbo nous prouvent par le communiqué ayant sanctionné leur rencontre que nous pouvons nous forger un destin collectif et individuel, à condition de redécouvrir les vertus traditionnels du travail, du patriotisme de la responsabilité personnelle, de l’optimisme de la foi.  Lestranshumances politiques actuelles et les discussions qui s’en suivent ne sont pas de simples débats politiques, mais des choix individuels définissant une personnalité et une position morale. Et c’est tout le sens de cette visite historique que le président HKB vient de rendre à son homologue Laurent Gbagbo.

 

Michel Beta

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