Oui, AGC est présidentiable !







Notre confrère Le Nouveau Réveil a posé en sa manchette cette semaine une question qui a suscité toutes sortes de commentaires dans la cité. « Amadou Gon Coulibaly est-il présidentiable ? » Telle est libellée leur interrogation. Aucune ambiguïté possible pour nous. La réponse coule de source. Celui que l’on appelle affectueusement le « Lion » est plus que présidentiable. Comme tous les membres de la haute direction du Rhdp, il est, non seulement, présidentiable, mais il ferait un très bon Président pour notre pays, la Côte d’Ivoire. Le dire, n’est pas faire preuve de sorcellerie ou de maraboutage. Les faits existent pour le démontrer. A l’image de son patron Alassane Ouattara, Amadou Gon est un ingénieur de formation, un grand technicien qui a fait de hautes études supérieures. Ce n’est pas par la politique qu’il a eu ses premiers postes dans l’administration. Il n’a léché les bottes de personne ou bénéficié des retombées des querelles politiciennes pour devenir quelqu’un dans ce pays.  Il a travaillé très dur au Bnedt (Bureau national d’études techniques) du temps de Cesario où se bâtissaient les grandes œuvres qui constituent aujourd’hui les fondamentaux de ce pays.

Depuis plus d’un quart de siècle, il est à côté d’Alassane Ouattara qui témoigne qu’il est un cadre très compétent, intègre, fidèle et loyal.

  A la différence de plusieurs autres leaders qui ont été biberonnés et qui ont tout obtenu sur un plateau d’or, AGC s’est bâti, lui-même, avant de travailler avec Ouattara.  Certains leaders de ce pays ont tout eu  si facilement qu’ils ne savent même pas  faire bouger une voiture tant ils ont été façonnés et fabriqués de toute pièce pour devenir des leaders.

D’ailleurs, pourquoi se demander si AGC est présidentiable ? C’est justement parce qu’il n’est pas populiste et s’adonne rarement au verbiage creux que certaines personnes ont tendance à le présenter comme un leader non populaire. Il faut vite se détromper et faire le distinguo entre popularité et populisme.

En vérité, AGC  est si occupé à travailler pour le pays qu’il se donne très peu de temps pour faire du vuvuzela politique. Les autres parlent, parlent, parlent d’eux mêmes,  s’attribuent des victoires gagnées de haute lutte par  la collectivité. AGC ne parle presque jamais de lui-même comme le font les politiciens de la préhistoire et ceux de la 25e heure.

La vraie question à se poser est de se demander si Amadou Gon peut gagner la présidentielle s’il est désigné pour défendre les couleurs du Rhdp. Le 26 janvier au stade Houphouët-Boigny, le président Ouattara a été on ne peut plus clair. Il travaille à ce que le meilleur cheval du Rhdp défende les couleurs du parti. Cette vision va au-delà des individus. Cela infère que si AGC est désigné candidat du Rhdp, il va avec les mêmes chances que tous. Si Ouattara décide de passer la main, celui qu’il désignera recevra les faveurs de ses traditionnels soutiens. En de termes plus explicites, dans le contexte actuel de la Côte d’Ivoire, tout électeur qui devrait voter pour Ouattara, votera forcément pour AGC et non pour Bédié, Soro ou Affi.

En Afrique du Sud, en décidant de passer la main, Nelson Mandela a décidé de porter son choix sur Thabo Mbeki que beaucoup ne connaissaient hors du ‘‘pays arc-en-ciel’’. Mais juste parce qu’il a été choisi par Mandela, Mbeki est passé haut la main.

C’est cela le destin qui guette AGC s’il est le choix du Rhdp. Si les Houphouétistes restent soudés, leur champion passera. Quel que soit  celui ou celle qui sera choisi (e)!

 

Traoré Moussa

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