Un condamné de plus







Au moment où naît l'espoir d'un dégel de la situation politique, un autre proche de Guillaume Soro vient d'être condamné à une peine de prison ferme. Alors que la plupart des familles musulmanes célébraient l'Aid el Kebir samedi dernier dans l'allégresse, c'était la tristesse dans la famille de El hadj Mamadou Traoré, cadre de GPS.

C'est que la veille, soit le vendredi 08 juillet, l'espoir de son retour auprès des siens s'est éloigné. Jugé au tribunal d'Abidjan-Plateau, il a été déclaré coupable et condamné à un an de prison pour "commission d'acte non approuvé de nature à exposer les Ivoiriens vivant au Mali à des représailles".

Pourtant, pendant son procès (lire dans ce journal notre article détaillé sur l'audience) il a rejeté l'accusation portée contre lui. Toutefois, pour avoir dénoncé dans une précédente édition les détentions préventives de longue durée sans jugement devenues une plaie de la justice ivoirienne, Générations Nouvelles, salue déjà que El Hadj Traoré Mamadou ait été jugé.

Même s'il a dû attendre dans les geôles jusqu'à six mois après son arrestation en janvier 2022, avant de connaître son sort. Nos pensées vont également à l'endroit de tous ces prisonniers politiques proches de GPS, détenus dans diverses prisons du pays. Vivement qu'ils soient élargis en application des résolutions de la 5e phase du dialogue politique. Des résolutions qui seront sûrement sur la table de la rencontre prévue ce 14 juillet 2022 entre le chef de l'Etat Alassane Ouattara et les ex-Présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo. Parmi les autres proches de Guillaume Soro en détention, figurent Koné Kamaraté Souleymane dit Soul To Soul et d'autres compagnons d'infortune mis aux arrêts par les autorités ivoiriennes le 23 décembre 2019, jour du retour avorté de l'ex-Premier ministre à Abidjan.

Sur cette liste de prisonniers, se trouvent également Kassé Kouamé Jean Baptiste, Koné Ardjouma Herman, Dosso Seydou, Kamagaté Adama, Bamba Souleymane, Fofana Konan, Traoré Lamine. Ces derniers cités sont membres de la garde de l’ex-PAN ou ses collaborateurs civils. Au groupe arrêté le 23 décembre 2019, s’ajoutent des personnes interpellées avant ou après cette date. C’est le cas de Doumbia Kader, président d’Espoir de la Génération 72 (EG72) arrêté le 17 janvier 2019. Il reste sans jugement depuis près de 4 ans.

Ils sont pour la plupart détenus, officiellement pour divulgation de fausses nouvelles, atteinte à la sûreté de l’Etat, etc., mais la raison réelle de leur détention est connue de tous, à savoir leur fidélité à GPS et à son président Guillaume Soro.

Cissé Sindou

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