Lezou Kevin Stéphane ou quand la culture rejoint l’action écologique





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L'artiste Lezou Stéphane devant son stand



 Lezou Kevin Stéphane est artiste peintre écolo et président fondateur  du musée de l’environnement et du respect de la biodiversité. Nous l’avons rencontré à la COP 15 sur la désertification qui s’est déroulé à Abidjan du 9 au 20 mai 2022. Il a accepté volontier de nous parler de ses activités de lutte pour la l’écologie.

Quelles sont les différentes activités que vous menées ?

Nous sensibilisons sur  la protection de l’environnement, l’insalubrité et le reboisement. Nous avons institué le ruban vert pour dire non à la déforestation. Nous utilisons aussi la caravane Eco tag pour inviter les populations à tagguer et à mettre leurs empreintes écologiques afin de  refuser le non-respect de l'environnement. Je fais aussi la promotion de la poubelle intelligente composée d’un masque qui protège contre le virus, d’un pot de fleur qui est le reflet de la photosynthèse. Nous avons aussi des bouteilles intelligentes, recouvertes de toiles de jutes sur lesquelles je fais des dessins et qui maintienent la température du contenant

Vous avez aussi un musée itinérant. De quoi s’agit-il ?

C’est le musée qui renferme une cinquantaine d’œuvres  qui ne sont pas destinées à la vente et avec lequel je me déplace pour sensibiliser. Ce sont des tableaux faits de bouteilles, de seringues et tout ce qui est déchets plastiques, etc.

A quel objectif répond votre présence  à la COP 15?

Notre présence à la COP 15 était pour apporter le volet culturel à l’écologie.  Et je fais l’inverse quand il y a une action écologique, j’envoie la culture. Mes œuvres sont axées sur l’écologie et la protection de l’environnement. Quel que soit l’événement, je peux mettre un tableau  permettre aux populations de s’exprimer. J’étais là  pour créer une animation, une attraction. Il est vrai que la peinture est silencieuse donc on ne la remarque pas tout de suite. Mais on la retient plus parce qu’elle est indélébile et peut aller jusqu’à la COP 100. Nous ne serons plus là, mais nous aurons quelque chose qui permettra aux générations futures de savoir ce que  nous avons fait.

Vous faites aussi la promotion des rubans verts. De quoi s’agit-il ?

Il y a déjà quelques années que j’ai décidé de confectionner des rubans verts  pour passer le message de la lutte pour la préservation de l’environnement. Comme c’est le cas pour les rubans rouges dans la lutte contre le VIH SIDA. Pour le moment, tout se fait sur fonds propres et c’est avec mes enfants que je réalise les rubans. J’ai eu quelques accompagnements de certaines organisations et ambassades. Pour pérenniser ces actions, nous avons besoin des institutions et ces dernières demandent que l’Etat de Côte d’Ivoire nous reconnaissent en tant que membres de la société civile pour nous appuyer.

Avez-vous mené des actions pour que les dirigeants au sommet de l’Etat vous accompagnent ?

Le ministère de l’éducation nationale, à travers la vie scolaire nous accompagne parce que nous sommes en partenariat. Je passe donc dans certains établissements scolaires pour sensibiliser les enfants.

Avez-vous un appel à lancer?

Nous souhaitions que les organisations des événements internationaux nous acceptent déjà sur les sites parce que nous avons des messages à passer. Je souhaite aussi  que chacun ait un comportement éco citoyen. Qu’on prenne en compte nous les artistes et que chacun respecte ce qui est dans l’intérêt général. Aujourd’hui nous assistons à la déforestation et les terres sont vendues. Aujourd’hui les pêcheurs ne peuvent pêcher ni dans la lagune, ni dans la mer car les sites sont privatisés. Nous lançons les alertes mais les autorités ne réagissent pas. Nous forçons la main à la désertification. Je demande donc qu’on respecte ce que nous avons trouvé car nous appartenons tous  à la nature mais  la nature ne nous appartient pas.

Réalisée par Solange ARALAMON

  

 

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