Baskettball: Coronavirus, La galère des internationaux ivoiriens





Baskett ball


Cloués dans leurs différents domiciles à cause de la pandémie du Covid 19, les internationaux ivoiriens se rongent les ongles et accusent le coup en attendant une hypothétique fin de cette situation. 

Le confinement ! Un groupe syntagmatique jadis absent du vocabulaire des sportifs mais qui s'y est invité depuis quelques semaines. Cela suite aux mesures gouvernementales prises par les Etats pour éviter la propagation de la pandémie. Continent le plus touché après l'Asie, l'Europe a mis sur pied des règles drastiques. De nouvelles donnes qui ont noyé toutes les activités. Une situation dommageable pour les sportifs en général et plus singulièrement les basketteurs professionnels ivoiriens.

La maison ou la maison !
Deuxième épicentre de cette pandémie avec 9134 cas confirmés à ce jour dont 264 décès en Europe après l'Italie, la France a trouvé au confinement sa première arme de lutte. Une triste situation dont parlent les internationaux. « On est enfermé ici. Bloqué chez nous », nous confie Coulibaly Bali (Toulouse Basket club, NM1). Camara Daouda (Saint-André Les-Vergers, NM3) a du mal à voiler sa galère. « C'est dur ! On est coincé à la maison avec la famille », indique le meneur confiné depuis le 14 mars. Cédric Bah n'est pas mieux loti que ses coéquipiers en sélection. « C'est très compliqué. On est chez soi. C'est la galère ! On ne peut pas s'entrainer et pratiquer le basket-ball que nous aimons tant », a regretté le sociétaire de l'ADA Blois (Pro B, France). Une galère à laquelle n'échappe guère Thompson Déon Marshall (Unicaja Malaga). « Je passe tout mon temps à la maison. L'Espagne est secouée également. Difficile de jouer au Basket dans ces conditions », nous raconte l'Éléphant évoluant en Liga ACB, l'élite en Espagne.

La maison, nouveau centre d'entraînement

 

Résolu à faire contre mauvaise fortune bon cœur, ceux des internationaux qui ont la possibilité ont érigé leur domicile en des centres d'entraînement. Cela, en vue de faire quelques exercices physiques et garder la forme. « Il n’y a plus grand chose à faire. Tout est fermé. Je fais donc mes quelques exercices chez moi pour garder la forme », nous apprend Coulibaly Bali. Pareil pour Camara Daouda. « J'ai mes haltères et mes bandes à la maison. J'arrive à faire des exercices », ajoute l'ancien de la JCA. Des initiatives personnelles loin des stratégies de jeu qu'aimeraient bien échafaudées les coachs avec leurs poulains.

Le futur, une grosse interrogation

Cette situation ne va pas sans son lot de corollaires ajoutés à ceux déjà évoqués. Si certains joueurs doivent craindre pour leurs performances à la reprise, des clubs eux s'interrogent sur leur sort. « Le fait de ne pas être en compétition peut agir sur les performances. Certains connaitront une forte baisse de régime à la reprise. En tout cas, si reprise il y a », s'inquiète Camara Daouda. Quant à Cédric Bah, il se penche sur la situation des clubs s'il y a une année blanche. « Notre championnat, on ne pas si ça va reprendre ou pas. Il y a déjà certains championnats qui sont en train de s'arrêter. Et ils nomment dans ce cas le premier comme champion. Qui monte ou descend, on ne sait pas trop. En Pro B, certains optent pour une saison blanche. Donc pas de montée et pas de descente. D'autres militent en faveur d'une montée seulement. Nous, dans notre position, on est obligé de faire les mecs neutres mais c'est difficile », nous explique-t-il.
Entre espoir d'une fin de cette pandémie en vue d'une reprise des débats et une résignation dans leur galère, les internationaux ivoiriens restent suspendus au divin. Tout en ayant les oreilles tendues vers la Côte d'Ivoire où le Covid-19  est également présent.
 

 

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