Non au faux chantage…







La main qui demande est toujours en bas. Il est important de rappeler cette vérité de l’Evangile à Laurent Gbagbo et à son nouvel ami Henri Konan Bédié qui ont essayé de tordre la main du Président Ouattara à l’occasion de son traditionnel message à la Nation du 6 août. Ils ont sollicité la libération de certains de leurs proches incarcérés depuis les différentes crises qui ont secoué le pays. Au lieu de laisser le chef de l’Etat répondre favorablement à leur demande, ils ont essayé de lui mettre la pression maximale comme si c’est eux qui dirigeaient le pays et les actions du Président. Gbagbo a fait publier dans la presse la liste des personnes à libérer. Quant à Bédié, dans un message (bis) à la Nation il a, sans aucune courtoisie, intimé l’ordre au président de la République de libérer les détenus dont certains ont été condamnés à de lourdes peines. Tels qu’ils ont fait, si Ouattara accédait à leurs requêtes, les prisonniers fraîchement libérés se seraient pressés pour courir au domicile de ces leaders et les remercier en lieu et place du vrai bienfaiteur, celui qui détient le stylo à bille et le droit de grâce. Qu’à cela ne tienne, le président a libéré quelques prisonniers qui ont commis des actes délictueux proches de Bédié et Gbagbo. Il a également gracié 3000 prisonniers de droits communs.

Il est sûr et certain que si les deux opposants avaient fait preuve d’humilité, ils auraient pu obtenir une satisfaction totale. Ils ont fait comme s’ils ne connaissaient pas Alassane Ouattara, un homme d’Etat qui n’agit sous aucune pression ou chantage. Les opposants réclament la libération des prisonniers  sans faire de clin d’œil ou avoir une petite pensée pour  leurs victimes et cela est très regrettable. Parmi ces prisonniers, certains ont ôté la vie à leurs semblables.  Peut-on libérer des gens qui ont commis des crimes de sang sans aucune pédagogie ? Ont-ils fait amende honorable. A-t-on des assurances qu’ils regrettent d’avoir tué ou brûlé et qu’ils ne sont pas prêts à recommencer.  La crise de 2010 a occasionné 3000 morts, celle de la dernière présidentielle a fait 85 morts. Peut-on laisser  impunis les auteurs de cette hécatombe. Assurément, il y a des choix pénibles et douloureux à faire au nom de la réconciliation. C’est pour cela que ceux qui demandent des grâces ou amnisties doivent analyser tous les paramètres. La norme veut qu’on libère des prisonniers parce qu’ils ont fait acte de pardon après avoir reconnu leurs fautes.  De toute façon, la balle est dans le camp d’Alassane Ouattara. C’est lui seul qui décidera. Il est maître du timing. Aucune déclaration ne peut l’obliger à faire ce qu’il ne juge pas bon pour le pays.

 

SW

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